L'art métapélagique, un art de la renaissance ou un art de salle de bain ?
Une question inéluctable, gênante ou pas...


Est-ce porté par les embruns suintant des murs, coulant des tuyaux d'eau, ou remontant avec le remugle des évacuations qu'il se retrouverait jusque dans les salles de bains ? Dans la première baignoire, le premier lavabo rempli, comme dans la première flaque entre les rochers à marée basse, qui n'a vu la mer entière ?

Il ne reste plus qu'à patauger avec les canards et les poissons en plastique, puis les bathyscaphes et les sous-marins d'attaque nucléaire.

L'ode à cette enfance recommencée et banale s'inscrit avec la foi émaillée d'une éternité céramique en frise animée par les gouttes dégoulinant sur les carreaux, dont les bulles respirent encore un air inspiré de sous la mer, que seul le bon goût s'emploie encore -à tort ou à raison- à faire disparaître...

Nouvelle naissance que cette réapparition, à l'air libre, dans un monde où le dessèchement, l'érosion et l'oxydation, rapprochent des vies usuelles?...







Mais jusqu'où la mer est-elle montée ? Et plus encore, quand elle est démontée... Où est elle descendue? Et jusqu'où le fond de la mer est remonté ? Si émerger des eaux reste une naissance, ressortir de l'eau sera-t-il associé à une ou à la renaissance? Entre les issues et les retours, à tous les niveaux, l'imagination un peu débordée par les changements de milieu et les nouveaux baptèmes retrouve des cycles, la re-nouveauté et la fraicheur... Recyclage et renaissance des artifices de la beauté?... La naissance de Venus, par Boticelli... Depuis l'Atlantide de Platon jusqu'à celle de Jacques Collina-Girard , faute d'en reconnaître à temps les signes, les passages à niveau ont vu tant de dérapages qu'une conduite attentive a fini par éviter...

Infiltrer le regard avec des solutions nouvelles, y voir double, retrouver dans le flou, le regard mouillé, troublé, un milieu proche du milieu intérieur... voir avant et dedans...