L'un des tous premiers à dépasser les bornes de la nécessaire rationalité sous-marine, André Laban, après la Calypso, les caméras sous-marines et Cyana, la soucoupe plongeante, en délaissant la toute relative facilité de l'image photographique pour défendre sur-le-champ au couteau ses visions du sujet, en conservant un peu du sel de la vérité qui en ont fait le premier des impressionnistes sous-marins. Et il a encore élargi en animant la palette de ses bleus de rêves jusqu'au rire dans la Palme d'Or d'"Iris et Oniris" au FMISM.

L'attente d'un destin continue de se cacher dans la profondeur des bleus de ses tableaux, sans poisson ni animal en mouvement, et l'immobilité pariétale apparente de ces roches grouille d'une vie invisible diffuse. Le plus grand peintre impressionniste de l'émotion sous-marine a ses secrets de magicien : on n'y voit que du bleu. Une vision et pas de dauphin en vue.